2 juin
2016

BRETANYA: TRISKELLS, MEGALIÍTICS I NACIONALISME

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Per a qui ho veu des de lluny, el Mont Saint-Michel, apareix distant, inaccessible, com a reflex d’una altra realitat que se’ns cola sense saber com ni per on. Les marees fan que de vegades romangui aïllat, per a posteriorment, quan el mar es retira, tornar a oferir-nos la possibilitat d’arribar-hi. El fet que des d’èpoques del druides aquesta hagi estat un lloc de culte religiós, les successives construccions han culminat en l’impactant estat actual, reforcen el significat especial del lloc, sent sens dubte un important punt màgic.

Però a més de tot això, el Mont Saint-Michel marca la frontera històrica entre els ducats de Bretanya i Normandia, i si bé avui ha quedat administrativament dins de Normandia, els bretons han versificat la seva reivindicació: « La Couesnon a fait foile. Cy est li Mont a Normandie « .

Entrar des de Normandia a Bretanya, suposa un canvi molt més gran del que la curta distància que els separa podria fer pensar, es deixa enrere una regió -la normanda- on les empremtes escandinaves són molt visibles, des de les construccions fins a l’antropologia físiques dels habitants, per endinsar-se al també fascinant món celta de Bretanya. On -més enllà dels intents assimilacionistes del jacobinisme francès- la consciència de la seva realitat ètnica i identitària està molt present.

Bretanya es divideix en dues zones: l’Armòrica, coneguda pels gals com Armor, que etimològicament vol dir « regió propera al mar »; i la zona interior, Argoat. Una altra divisió més típica és la de Baixa i Alta Bretanya, sent la primera on es conserven més arrelades costums i l’idioma bretó. Lire la suite…

1 mars
2016

“PÂQUES SANGLANTES”: SORTIE EN FRANCE DU FILM « THE RISING »

L’ANNIVERSAIRES DES “PÂQUES SANGLANTES” IRLANDAISES SERA CÉLÉBRÉ PAR LA SORTIE EN FRANCE DU FILM « THE RISING » LE 17 MARS 2016

L’anniversaires des “Pâques Sanglantes” irlandaises sera célébré par la sortie en France du film The Rising ce 17 mars. L’acteur principal, Colin MORGAN (héros de la série TV Merlin) y incarne Sean Mac Diarmada avec le brio qu’on lui connait. Nous avons eu la chance de côtoyer et d’apprécier ce jeune acteur talentueux et sain lors du tournage en été 2015 de « Waiting for you » en Basses Cévennes.

22/01/2016 – 07H15 Dublin (Breizh-info.com)

Ce sera sans doute un des évènements cinématographiques de ce début d’année 2016 ; la sortie du film « the Rising » (sortie prévue le 17 mars prochain). Il s’agit d’un prequel du film « Michael Collins » (Neil Jordan), sorti il y a vingt ans et qui débutait par la prise de la poste de Dublin (1916) par les insurgés nationalistes irlandais.

Dans ce film, écrit et produit par Kevin McCann, les cinéphiles pourront découvrir pour la première fois Michael Neeson dans le rôle de Michael Collins, rôle tenu il y a vingt ans par … son père, Liam Neeson. Un casting mettant en avant les jeunes talents du cinéma irlandais a été effectué.

Mais Michael Collins ne sera pas le personnage principal de The Rising – le premier film traitant des origines de la révolution irlandaise contre l’empire Britannique . Le film sera centré autour du personnage de Seán Mac Diarmada, qui sera interprété par Colin Morgan. Mac Diarmada – Irlandais du comté de Leitrim, en Connemara – fût un des 7 principaux leaders de la révolution irlandaise aux côtés de Padraig Pearse, de Connnoly, de Clarke ou encore de Collins. Il était également responsable du journal nationaliste Irish Freedom et membre de l’IRB (Irish Republicain Brotherood) .
Il fût exécuté, à 33 ans, par les anglais, suite à l’attaque de la poste de Dublin. Faisant fièrement face au peloton d’exécution, aux côtés de James Connolly, grièvement blessé mais que les Anglais obligèrent à se lever pour mieux le fusiller. Sean Mac Diarmada fût le dernier révolutionnaire exécuté (le 12 mai 2016) en représaille du soulèvement de Pâques. Ses autres compagnons exécutés à cette occasion fûrent :

Le 3 mai 1916: Patrick Pearse, Thomas MacDonagh and Thomas J. Clarke
Le 4 mai 1916: Joseph Plunkett, William Pearse, Edward Daly and Michael O’Hanrahan
Le 5 mai 1916: John MacBride
Le 8 mai 1916:: Eamonn Ceannt, Michael Mallin, Sean Heuston and Conn Colbert
« En tant que réalisateur irlandais, j’ai toujours été intéressé par ce qui concernait l’identité, l’histoire et la foi » indique Kevin MacCann le réalisateur. « Avec ce film, nous voulons éveiller le peuple irlandais et changer le regard qu’il a sur son histoire. The Rising est l’histoire d’un héros qui se bat pour la liberté de son peuple » poursuit-il. « Avec d’autres héros, Seán MacDiarmada combattu pour une nouvelle république, une renaissance de l’esprit du peuple irlandais et la fin d’un état d’esprit servile, esclave des anglais . Nous avions le devoir, 100 ans après de raconter l’évènement politique majeur de l’histoire irlandaise récente ».

Après Michael Collins en 1996 et Le Vent se lève (Ken Loach, 2006), voici donc The Rising, qui apparait comme une étape de plus, en cette année du centenaire des Pâques sanglantes, pour la transmission pour la longue mémoire irlandaise. Une étape à vocation internationale – le film devant être exporté au delà des frontières irlandaises. A noter que le film est financé et soutenu par le Irish Film Board, Northern Ireland Screen et des partenaires privés.

Sur le site Internet dédié, The Rising propose aux particuliers de contribuer à la sortie et à la diffusion du film, plusieurs contreparties étant proposées. La rédaction de Breizh-info.com a décidé, en hommage au combat des Irlandais pour leur liberté , mais également en hommage au journal Irish Freedom interdit par l’occupant anglais en 1914, d’apporter son soutien à ce film.

Tous les renseignement sur le film ici, et ici.

« Au revoir chers frères et sœurs. Ne pleurez pas sur mon sort. Priez pour mon âme et soyez fiers de ma mort. Je meurs pour que la nation irlandaise puisse vivre. Dieu vous bénisse, vous protège, et puisse-t-il avoir pitié de mon âme ». Sean Mac Diarmada, dernière lettre à sa famille, 1916.

1 mars
2016

Llorenç Perrié Albanell sur les nationalismes irlandais et catalan

Llorenç Perrié Albanell sur les nationalismes irlandais et catalan [interview sur Breizh-info.com]

28/02/2016 – 05h45 Perpignan (Breizh-info.com) – Llorenç Perrié Albanell est un militant catalaniste identitaire. Il a publié il y a quelques années un livre intitulé : « nationalismes irlandais et catalans : convergences, similitudes et différences », sur lequel il nous semblait intéressant de revenir, avec son auteur, en cette année du centenaire de la révolution irlandaise de Pâques 1916.

L’auteur tenait à être présenté comme identitaire , « car malheureusement depuis trop d’années le catalanisme, du moins en Catalogne du Nord, est amalgamé avec le gauchisme soixanthuitard, quand il n’est pas simplement la caution catalane des partis politiques parisianistes. Mon parcours est celui d’un militant identitaire classique qui s’inscrit dans la lutte contre ce système à tuer les peuples. Mon combat pour le retour à l’identité charnelle, interdit par le jacobinisme qui est intrinsèque à une grande partie de la pensée politique française, m’a conduit vers le courant relativement vaste que l’on nomme en France le régionalisme, courant qui regroupe aussi bien le localisme que l’autonomisme ou l’indépendantisme. Pour m’a part je revendique l’indépendance de la Catalogne et la renaissance politique et culturelle des Pays Catalans (Països Catalans, PPCC), avec toutefois un pragmatisme bien pesé pour ce qui concerne la Catalogne du Nord, don la différence politique avec le Principat de Catalunya est largement palpable.
L’idée principale de mon combat est l’avènement de l’Europe des Patries Charnelles, celle aux cents drapeaux si chère à l’une de vos plus glorieuses figures du nationalisme breton, Yann Fouéré. D’un point de vue plus général j’apporte mon soutien et collaboration à divers mouvements et partis politiques catalans qui ont une ligne nationaliste et identitaire claire. Je collabore dans la revue Terre et Peuple Magazine, ainsi qu’à la réalisation de brochures bilingues, d’intérêt culturel ou politique. J’anime la bannière catalane Terra i Poble. Mon militantisme catalaniste s’exprime également dans le domaine de la culture et de la tradition populaire au travers du monde associatif.»

Nous l’avons interrogé sur son ouvrage qui compare les combats menés par deux peuples d’Europe qui ont été, ou sont encore (pour la Catalogne) sous la tutelle d’une autre nation. Un livre qui apporte quelques pistes et clés pour ceux qui se battent au quotidien pour la défense de leur identité.

Breizh-info.com : Qu’est-ce qui vous a amené à écrire ce livre comparaison entre les nationalismes irlandais et catalan ?

Llorenç Perrié Albanell : J’ai été frappé par certaines similitudes, comme par exemple le mode opératoire des nations impérialistes qui agissent toujours de la même façon : acculturation des colonisés et assimilation, en même temps que s’opère en parallèle la dépossession du pouvoir politique et du contrôle des moyens de productions et de subsistances ; ce qui rend difficile, mais pas impossible, les tentatives de libération nationale. Ensuite c’est évidemment les moyens de lutte et de récupération de l’identité nationale, qui encore une fois, s’avèrent être sensiblement les mêmes. Lire la suite…

30 janvier
2016

EDITORIAL – TP MAG N°66

La mèche est allumée

Les hommes du Système ont eu chaud aux fesses. Gauche et droite ont révélé, de façon particulièrement spectaculaire en Nord-Pas de Calais-Picardie et en PACA, leur connivence profonde, avec le seul souci de sauver leurs prébendes (c’est ce qu’ils appellent « sauver la République »…).

Leur victoire est une victoire à la Pyrrhus : le quotidien La Provence (14 décembre) est obligé, la mort dans l’âme, de reconnaître que « le paysage politique ressemble bien à un champ de ruines ». Mais nous, nous sommes les hommes au milieu des ruines…

Les chiffres sont là : le Front National, en rassemblant 6,82 millions de voix, passe de 118 à 358 conseillers régionaux. Et, quand on regarde de près les résultats, on voit se dessiner des réalités de terrain. Ainsi, dans le département des Alpes de Haute-Provence, Marion Le Pen est en tête dans 54 communes. Cela signifie que le secret des futures réussites est dans l’ancrage territorial, local. Avec la perspective de prendre des mairies et de tisser des réseaux efficaces.

Mais le plus important n’est sans doute pas là. Il est dans les perspectives qui s’ouvrent pour ceux qui, comme nous, considèrent les enjeux électoraux comme de simples leviers destinés à contribuer – mais seulement à contribuer – à faire s’écrouler le Système. Cet écroulement deviendra possible quand, dans les têtes, aura progressé la mentalité révolutionnaire (on ne discute pas avec le Système, on le détruit).

L’essentiel est la conquête culturelle des esprits, qui prépare, comme l’enseigne Gramsci, la conquête politique. De ce point de vue là, nous sommes sur la bonne voie et les moins stupides des gens d’en face le savent fort bien (c’est même ce qui les inquiète le plus). A nous d’enfoncer le clou.

En clair, le sentiment de frustration né de la déception d’une victoire volée doit déboucher, chez les électeurs du FN, sur une prise de conscience allant dans le sens d’une radicalisation, totale et irrémédiable. Radicalisation des convictions, radicalisation des projets. Qui permette d’en finir, enfin, avec l’illusion que la droite peut sauver quoi que ce soit dans le naufrage d’une société que nous sommes en train de vivre. Marion Le Pen, cette frêle jeune femme qui a révélé qu’elle était en acier trempé, a bien résumé la situation en déclarant : « Ils ont gagné une élection mais ils ont perdu leur âme (…) Il y a des victoires qui font honte au vainqueur (…) Ces régions que la gauche a fait gagner à la droite est un cadeau empoisonné (..) S’ils pensent nous effrayer, nous décourager, ils se trompent… Nous allons redoubler d’efforts et de combativité ».

Alors que le chômage, la misère, l’insécurité, l’immigration-invasion vont continuer, immanquablement, à répandre toujours plus leurs ravages, il n’est plus temps de faire la fine bouche sur l’impératif de l’engagement car il existe, clairement, désormais en France, deux camps et seulement deux : les agents (et les victimes consentantes, bêlantes) du Système et les Patriotes. Quand l’ennemi est là, dans nos murs, nous ne sommes pas du genre à couper les cheveux en quatre et à discuter du sexe des anges. C’est pourquoi nous marchons au son du canon.

Pierre VIAL

TP 66 grand rempalcement et front des patriotes

2 août
2015

Parution du nouveau numéro d’Eléments

N°156 – 5,50 €