24 février
2015

Le général Wesley Clark dit ce que tout le monde sait…

Le général Wesley Clark dit ce que tout le monde sait: les EU et l’UE ont armé DAECH qui n’est donc pas leur ennemi.
Cet homme a dirigé l’armée US dans les Balkans, ce n’est donc pas le premier venu. Son témoignage est donc incontestable.

 

2 octobre
2014

Que se passe-t-il en Catalogne ? Bref tour d’horizon politique.

Désormais ce n’est plus un scoop, le peuple catalan souhaite accéder à l’indépendance, et il le fait savoir. Les manifestations monstres du 11 septembre 2012  avec un million et demi de personnes dans les rue de Barcelone, du 11 septembre 2013 avec un million six cent milles catalans qui ont formé une immense chaîne humaine à travers tout les Pays Catalans, et du 11 septembre 2014 avec un millions huit cent milles manifestants qui ont formé le V de la victoire dans les artères principaux de la capitale catalane, démontrent bien que la mobilisation ne faiblit pas. Chose encore plus incroyable, ces manifestations ne sont pas organisées ou entraînés par les partis politiques ou les institutions en place, non, c’est belle est bien l’œuvre d’un élan populaire, volontaire, interclassiste et associatif qui porte le projet nationaliste catalan[1]. Projet incarné par l’association ANC, pour Assemblea Nacional Catalana ( Assemblée Nationale Catalane) dirigée par la courageuse Carme Forcadell. Peu d’associations peuvent aujourd’hui se venter de mobiliser  autant que l’ANC,  les forces vives d’un pays. Encore une preuve que le ciment ethnico-culturel est une force capable de créer un égrégore, et de jeter dans la bataille un peuple uni, par delà les différences partisanes,  afin d’accéder à la réalisation d’un projet collectif longuement mûri et justifié par l’histoire.

Nous sommes loin, ici, des téléguidages étatsuniens en faveur des révolutions printanières et colorées.

La lutte pour la renaissance de la nation catalane est une des plus anciennes d’Europe. Nous ne pouvons disserter plus sur ce thème ici. Cependant, un développement plus conséquent  sur cette question fera l’objet d’une publication dans Terre & Peuple magazine. Pour ceux qui souhaitent creuser un peu plus sur cette thématique, vous consulterez avec profit cette Tribune Libre publiée en janvier 2013 /?p=3859

L’ANC a donc mobilisé le peuple catalan et la classe politique pour un référendum initialement prévu le 9 novembre 2014, avec deux question : Souhaitez-vous que la Catalogne devienne un état ? En cas de réponse affirmative, souhaitez-vous que cet état devienne indépendant ?

C’est le samedi 27 septembre 2014, que le président de la Generalitat de Catalunya, Artur Mas, a signé le décret de convocation pour la consultation. Le site d’information catalan bilingue La Clau, nous livre quelques chiffres sur cette mobilisation : L’échéance du 9 novembre vise 5,4 millions d’habitants de plus de 16 ans, elle  mobilisera 10.800 urnes, 6,7 millions de bulletins, 2.718 sites d’expression démocratique et 8.130 bureaux de vote. Pour sécuriser la journée, 9.200 agents de la police catalane, les Mossos d’Esquadra, seront en service. Cette consultation exigera la présence de 24.390 présidents de bureaux électoraux, 48.780 suppléants et 1.000 coordinateurs municipaux. http://www.la-clau.net/info/9485/le-conseil-detat-espagnol-declare-le-referendum-catalan-inconstitutionnel-9485

C’est sans compter sur les 12 magistrats du Tribunal Constitutionnel espagnol qui ont approuvé, ce lundi 29 septembre 2014,  les recours du président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy. Par cette action le Tribunal Constitutionnel entend bien suspendre la consultation populaire catalane http://www.ara.cat/politica/CONSULTA-TC-9-N_0_1220878150.html . Nous sommes loin ici des méthodes employées par la « perfide Albion »  lors du référendum d’autodétermination en Ecosse, qui fait passer l’Angleterre pour une parfaite démocrate, alors qu’elle a usé de nombreux leviers pour faire capoter le référendum écossais, comme par exemple la banque et la finance, ou encore la peur des retraités et enfin autorisé le droit de vote aux étrangers au nom du terrorisme psychique instauré par le politiquement correct.

Le président du gouvernement espagnol Mariano Rajoy prétend faire interdire le référendum catalan car il juge cette démarche antidémocratique ! El Punt Avui titre le 1/10/14 : Rajoy alerte que passer au dessus de la décision du Tribunal Constitutionnel est antidémocratique. Source :http://www.ara.cat/politica/CONSULTA-TC-9-N_0_1220878150.html . Il faudra qu’un jour, tous ces hommes politiques au pouvoir nous explique ce qu’est la démocratie pour eux. La confiscation de la volonté populaire par les élites peut-être ?

Le ministère de l’intérieur espagnol prévoit aussi de mobiliser. Le site internet catalan d’information,  Vilaweb http://www.vilaweb.cat/noticia/4213008/20141001/govern-espanyol-envia-unitats-dantiavalots-catalunya.html , nous informe que seulement un jour après la suspension du référendum par le Tribunal Constitutionnel, le ministère de l’intérieur espagnol à envoyé en Catalogne des unités spéciales de police qui ont vocation à agir sur des conflits dans d’autres régions d’Espagne ( La Catalogne et le Pays-Basque disposent de leurs propre force de police). Toujours selon le même site d’information, les effectifs seraient les suivants, quatre groupes de cinquante agents chacun.

Un bras de fer entre Madrid et Barcelone est entrain de se dérouler. La récente décision du T.C conforte le président Mariano Rajoy et son parti politique le P.P « Partido Popular », parti de droite dont l’aile la plus à droite est un résidu des forces conservatrices  post franquistes. Nous devons noter que l’addition des forces unionistes rassemblée à Tarragone à l’occasion de la journée du 11 septembre 2014, en guise d’opposition à la manifestation organisée le même jour à Barcelone à atteint le nombre de 2500 personnes. Cette manifestation a été organisée par la Plataforma Societat Civil Catalana ( Plateforme Société Civile Catalane), était présent ce jour-là, le leader du parti politique Ciutadans (Citoyens) Albert Rivera, et Alícia Sánchez Camacho, présidente du Partido Popular en catalogne, ainsi que des membres du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE). Source :http://www.elsingular.cat/cat/notices/2014/09/l_unionisme_punxa_i_nomes_reuneix_unes_2.000_persones_a_tarragona_102997.php

L’extrême droite espagnole la plus rance n’est pas non plus en marge du débat. Outre le fait de participer à des dégradations diverses et variées des monuments identitaires catalans[2], les crypto-phalangistes de la liste España en Marcha aux élections européennes de 2014, ont assuré lors d’une conférence de presse  donnée à Barcelone, que la journée du 9 novembre se convertirait en une journée de lutte. source :http://www.ara.cat/especials/eleccionseuropees/Pedro_Pablo_Pena-Manuel_Andrino-La_Espana_en_Marcha-Alianza_nacional-falange-nudo_patriotico_espanol_0_1139886234.htmlEtait présent à cette conférence de presse, Pedro Pablo Peña, candidat et président d’Alianza Nacional, et Manuel Andrino, candidat, et chef national de la Phalange, il est entre autre un des attaquants du siège de la Generalitat a Madrid durant la cérémonie du 11 septembre 2013.Cette organisation est composée de plusieurs groupes :  Falange, Nudo Patriótico Español i Alianza Nacional. Pedro Pablo Peña a affirmé récemment dans un programme télévisuel  ‘Las Mañanas de Cuatro’ que l’extrême droite espagnole aurait recourt à la lutte armée pour lutter contre l’indépendance de la Catalogne. Son homologue phalangiste Manuel Andrino, a affirmé quant à lui qu’ils étaient prêts à faire la guerre. Source : http://www.eltriangle.eu/es/notices/2013/10/la-ultraderecha-llamamiento-a-la-lucha-armada-contra-la-independencia-1227.php

Depuis la suspension du référendum par le Tribunal Constitutionnel espagnol lundi dernier (29.09.14), la mobilisation des catalans dans la rue s’amplifie, nous citerons par exemple le rassemblement de la ville de Manresa avec 4000 personnes sur la place principale http://www.naciodigital.cat/manresainfo/noticia/46579/resposta/historica/manresa ou la mobilisation de soutien depuis Palma de Majorque  http://dbalears.cat/actualitat/balears/mallorca-solidaritza-amb-consulta-del-n.html Il en est de même dans tout le reste de la catalogne. La Catalogne du Nord n’est pas en reste, un rassemblement symbolique devant le consulat espagnol de Perpignan à était organisé le mardi 30 octobre en fin d’après-midihttp://www.vilaweb.cat/noticia/4212804/20140930/crida-cassolada-sorollosa-davant-consolat-espanyol.html .

Le parlement catalan quand à lui continu les préparatif de la consultation du 9 novembre prochain, et recrute même des travailleurs pour cette journée afin d’aider à une meilleure gestion des bureaux de vote ! source : http://www.vilaweb.cat/noticia/4213149/20141001/generalitat-recluta-treballadors-consulta-9-n.html

Question intéressante qui ne tardera pas à alimenter le débat : Quel sera l’orientation de l’extrême droite française dans cette affaire? Il ne faut pas oublier que bien souvent cette nébuleuse  c’est trompée de choix sur ce types de questions, prisonnière de ses préjugés, prisonnière de l’histoire, mais également de ses collections d’insignes militaria… Sera-t-elle divisée? Comme pour la guerre d’Ex-Yougoslavie par exemple, entre ceux qui ont choisis de s’engager chez  les croates et ceux qui ont pris le parti des serbes.  L’affaire ukrainienne est également une illustration parfaite. Certains optent pour les insurgés de la place Maïdan, et d’autre pour la rébellion du Dombass. Preuve en est, que cette nébuleuse n’est pas un bloc monolithique. Sera-t-elle du coté des Hollande, Valls, et Fabius qui trouvent que l’indépendance de la catalogne ce n’est vraiment pas gentil ? D’une Union Européenne qui affirme qu’elle ne reconnaîtra pas la Catalogne en cas d’indépendance ? D’une Marion Maréchal-Le Pen qui trouve que c’est dangereux pour la République (voir à partir de 3’14m https://www.youtube.com/watch?v=L3OaniLXm9M )? D’un Louis Aliot qui n’en pense pas moins ? D’une extrême gauche qui trouve que ce n’est pas suffisamment solidaire ? En tout cas la question catalane suscite l’intérêt. Curiosité ? Inquiétude ? Soutient ? Rejet ?

Quelle conclusion à ce bref tour d’horizon politique sur la question catalane ? Nous pouvons en déduire que la partie n’est pas gagnée d’avance et que la Catalogne doit, à mon avis, se préparer à vivre quelques années noires. Nous devons en conclure aussi, que, la véritable Europe, celle des ethnies, ne pourra se construire réellement que lorsque les peuples encore enracinés, encore dotés d’une conscience communautaire porteuse d’un héritage ancestral, pourront vivre enfin libre. Cette Europe de la puissance, de la justice, où chaque peuple sera l’égal de l’autre en matière politique, libre de ses choix, libre de vivre selon son identité,  mais habité  par un même idéal, celui de la fraternité de civilisation,  celui d’une Europe forte, unie dans un ensemble géopolitique allant de Brest à Vladivostok.  Nous n’en sommes pas encore là, mais quelques peuples encore rebelles, comme la catalogne pour le cas présent, peuvent amorcer ce processus. Alors une Europe des peuples c’est pour quand ?

Perpignan le 01/10/14

Llorenç Perrié Albanell

 

 


[1] Il s’agit en effet d’un projet nationaliste, car le but est la création d’un état catalan indépendant, au-delà d’une idée de gauche ou de droite, même si toutefois ce clivage politique existe bel et bien. Les motivations sont diverses, revendication identitaires, sociale, rejet de l’assujettissement culturel et politique etc.

[2] Nous pouvons citer parmi ces monuments par exemple, le Pi de les tres branques et le monument à la mémoire de Francesc Macià. Nous noterons d’ailleurs à ce sujet que en août dernier la Porte des Pays Catalans à l’entrée de notre département à était saccagée :http://france3-regions.francetvinfo.fr/languedoc-roussillon/2014/08/03/le-monument-de-l-identite-catalane-vandalise-salses-527092.html Manipulation d’extrême gauche ? Incursion d’un groupe espagnoliste en Catalogne du Nord ? Nationalistes cocorico ? Côté justice toujours pas de pistes…

 

1 octobre
2014

La faute des écossais

Les Ecossais ont commis une faute. Ils ont laissé passer le train de l’indépendance. Celui-ci n’est sans doute pas près de repasser, pas avant une génération. C’est dommage.

Les Ecossais avaient pourtant là l’occasion de mettre fin à mille ans de soumission aux Anglais. Ils avaient l’occasion de venger William Wallace, de terminer l’œuvre entamée par Robert Bruce et de laver les horreurs de Cromwell. Ils ont choisi de rester des sous-Anglais.

Les Ecossais ont préféré écouter les sirènes des unionistes. Ceux-ci ont joué à fond la carte de la peur et cela a marché. Il paraît que l’Ecosse ne pouvait être un Etat viable. Que dire alors de la Slovénie, de la Tchéquie ou de la Slovaquie, alors que celles-ci ne disposent pas de la manne pétrolière ?

Les Ecossais auraient dû se méfier : qui étaient les partisans du non ? Les banquiers de la City et les patrons des multinationales ; les politiciens de Londres, travaillistes, conservateurs et libéraux s’embrassant ridiculement comme des folles ; les eurocrates de Bruxelles affolés à l’idée que leur Union européenne qui préfère les immigrés allogènes aux peuples d’Europe puisse éclater ; et même le locataire de la Maison Blanche (de quoi je me mêle ? qu’il s’occupe de ses blacks et de ses chicanos avant de s’occuper de nos affaires !). Sans parler de ces affreux Orangistes qui ont eu l’impudence de procéder à un défilé lourd de menace et d’intimidation, dimanche à Edimbourg : les Ecossais auraient dû demander à leurs cousins irlandais ce qu’ils pensent de ces salopards.

Les Ecossais croient y avoir au moins gagné en autonomie. Mais on connaît la perfide Albion : les « maudits godons » étaient prêts à se prostituer pour sauver le Royaume Uni. Et les promesses n’engagent que ceux qui y croient… Il y a du cocu dans l’air.

Les Ecossais ont joué contre les patries charnelles d’Europe. S’ils avaient dit oui à l’indépendance, ils seraient devenus un formidable exemple pour les Catalans, les Basques, les Corses, les Bretons, les Flamands, les Alsaciens… Leur victoire aurait signifié le retour en force des peuples d’Europe sur le devant de la scène et la fin prochaine de cette Union européenne qui n’est qu’une machine à imposer le Nouvel Ordre mondial.

Les Ecossais ont perdu une bataille. Une autre se profile déjà à l’horizon : le 19 novembre, les Catalans d’Espagne décideront de leur sort. Et là, le rapport de forces sera différent. Il se peut fort qu’à l’aube du lendemain les Ecossais se mordent les doigts d’avoir laissé passer le train de l’indépendance.

Alain CAGNAT pour Terre et Peuple

http://www.terreetpeuple.com/

1 octobre
2014

Ecosse : Le vote des étrangers et des vieux a fait échouer le référendum

Décidément l’immigration est l’arme favorite de la médiocrité triomphante.
Que l’Union Européenne et l’ensemble de la caste politique corrompue soit soulagée de la victoire du non au référendum écossai prouve bien une chose: que cette Europe n’est pas la notre et qu’il est grand temps de balayer la merde politicienne qui encombre les ministères.

 

Le nationalisme écossais revu et corrigé par le SNP socialiste d’Alex Salmond

 

BREIZATAO – ETREBROADEL (19/09/2014) La défaite, honorable, des indépendantistes écossais trouve son explication dans le vote des quelques 880 000 non-Ecossais qui représentent 17% de la population du pays. En acceptant de les laisser voter, les indépendantistes socialistes ont eux-mêmes créé les conditions de leur échec.

Un demi-million de Britanniques en Ecosse

C’est sans doute possible parce que le Parti National Ecossais (SNP), socialiste, n’a jamais remis en cause la consultation du demi-million d’Anglais vivant en Ecosse, un pays qui en compte 5,3 millions, que Londres a accepté la tenue du référendum. En disposant d’une solide minorité de blocage, le gouvernement britannique a pu aborder le référendum avec un atout décisif en main.

La presse britannique a abondamment détaillé les intentions de vote de ces résidents installés en Ecosse. Et le verdict est sans appel : 63% d’entre eux entendaient voter contre l’indépendance.

Or, il a manqué environ 300 000 voix aux indépendantistes pour l’emporter.

Les Polonais votent… pour garder leurs papiers

En plus des Britanniques, Londres savait pouvoir disposer du soutien des autres non-Ecossais afin de circonvenir le vote séparatiste. Un sondage réalisé au mois d’août auprès des immigrés polonais résidant dans le pays indiquait que ceux-ci allaient voter en fonction du devenir de leurs visas si l’Ecosse devenait indépendante. L’incertitude prévalait sur le statut européen de l’Ecosse suite aux déclarations anti-indépendantiste de Manuel Barroso.

En conséquence, la libre-circulation assurée aux ressortissants des états-membres de l’UE était en théorie remise en cause. Hors cette libre-circulation était le seul critère qui importait aux yeux des immigrés polonais et d’Europe de l’Est. Pour eux, le devenir du peuple écossais importait peu et ils n’ont pas hésité un instant à faire valoir leurs intérêts comme ceux de Londres sur ceux du peuple qui les accueille. Lire la suite…

26 mars
2014

La Grande Russie

Le journal officiel du politiquement correct, Le Monde, titre rageusement en première page (20 mars) : « Annexion de la Crimée : le triomphe de Poutine, l’impuissance de l’Ukraine et des occidentaux ». Et, en page 3, titre : « A Moscou, Poutine met en scène son triomphe et défie l’Occident ». Eh oui, Messieurs-Dames, ça fait mal là où je pense, hein ?

Parce que les nains de Bruxelles et le coloré de Washington ont beau brasser de l’air… ce n’est que de l’air. En face, le tsar Poutine avance ses pions sur l’échiquier, imperturbable.

Pourquoi en sommes-nous pleinement satisfaits ? Parce que démonstration est faite que l’insupportable prétention yankee à être le gendarme du monde peut être tenue en échec voire ridiculisée. Parce que le peuple russe, emporté par un enthousiasme identitaire, vibre devant la naissance d’une Grande Russie. Parce que la mauvaise foi, la duplicité, l’hypocrisie des dirigeants occidentaux  éclate au grand jour : quand un peuple entend exercer son droit à disposer de lui-même, c’est un concert de hurlements de la part des « démocrates » – des « démocrates » qui refusent la règle du jeu démocratique si ce peuple « vote mal » (comme ce fut le cas récemment des Suisses).

Pourtant les marionnettes qui servent de chefs d’Etat et de ministres aux occidentaux devraient se poser une question, une bonne question : combien, parmi leurs concitoyens, sont prêts à mourir pour Kiev ? Kiev, où règne une confusion due aux oppositions entre clans rivaux, où personne ne sait très bien qui exerce vraiment le pouvoir et où le conseil des rabbins d’Ukraine a adressé « une lettre cinglante » à Poutine (Le Monde, 16 mars). Celui-ci est sûrement terrorisé… Le 18 mars, devant la foule en liesse sur l’esplanade du Kremlin, il a lancé : « Nous sommes ensemble ! Gloire à la Russie ! ». Le même jour Le Monde, consterné, titrait : « La Crimée ravive la ferveur nationaliste en Russie ». La ferveur nationaliste… Il y a longtemps que les Occidentaux, décérébrés, ne savent plus ce que c’est.

Morale (provisoire) de cette histoire : le courage politique paie toujours. Tous ceux qui, en Europe, mènent le combat de la résistance identitaire, saluent le drapeau de la Grande Russie.

 

Pierre VIAL

 

Voir aussi la vidéo de Pavel Chinsky, directeur de la Chambre de commerce et d’industrie franco-russe, dans Good Morning Business… La Russie redevient fière…

 

http://www.bfmtv.com/video/bfmbusiness/good-morning-business/la-russie-se-detourne-loccident-cest-une-crise-confiance-va-durer-pavel-chinsky-gmb-20-03-185100/