23 octobre
2011

Mort à 101 ans de Yann Fouéré, figure de l’autonomisme breton

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Une flamme de la résistance bretonne s’est éteinte. La cause bretonne et plus généralement l’Europe, la vrai celle « aux cent drapeaux » est en deuil.

La bannière de Terra i Poble Catalunya Nord, attristée de cette nouvelle, présente ses condoléances à la famille Fouéré et aux proches.

Né en 1910, Yann Fouéré, l’auteur de « L’Europe aux cent drapeaux », a été un des protagonistes importants de l’histoire bretonne pendant la seconde guerre mondiale puis l’inspirateur des mouvements autonomistes qui inscrivaient leur démarche au sein d’un fédéralisme européen désignant clairement l’Etat-Nation centralisateur comme l’ennemi principal.

La cérémonie religieuse sera célébrée mardi 25 octobre 2011 à 14h30, en la basilique Notre-Dame de Bon-Secours à Guingamp, suivie de l’inhumation au cimetière de la Trinité à Guingamp.

Visites au Centre funéraire municipal, 6, rue des Champs-de-Pies, Saint-Brieuc, salon  « Armor ».

Selon les vœux de Yann, pas de fleurs mais le maximum de drapeaux Bretons ( Gwen Ha Du)

Fondation Yann Fouéré

23 octobre
2011

Le nouveau numéro (n°49) de la revue Terre et Peuple est sorti…

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17 octobre
2011

Affolants résultats du scénario catastrophe étudié par Goldman Sachs

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D’après Goldman Sachs, 50 établissements européens sur 91 pourraient échouer aux futurs tests de résistance menés par l’Autorité bancaire européenne (ABE). Ils pourraient révéler des besoins de recapitalisation de 298 milliards d’euros, estime la banque américaine.

Les nouveaux tests de résistance menés par l’autorité bancaire européenne (EBA) pourraient révéler des besoins de recapitalisation de 298 milliards d’euros, selon une simulation réalisée par les analystes de la banque américaine Goldman Sachs publiée vendredi. Pour obtenir ce résultat, les analystes ont repris les hypothèses macroéconomiques dégradées retenues lors de la précédente vague de tests, dont les résultats ont été publiés mi-juillet.

Une hypothèse de décote de 60% sur les titres grecs

Ils y ont ajouté une décote de 60% sur la valeur des titres grecs, de 40% sur les titres irlandais et portugais, et enfin de 20% sur les titres italiens et espagnols. Ils ont également relevé l’exigence minimale de ratio de fonds propres « durs » (capital et bénéfices mis en réserve rapportés aux crédits accordés). Le ratio a été fixé à 9%, niveau qui devrait être imposé comme référence par le régulateur européen dans un délai de trois à six mois, selon une source européenne.

Une aide d’urgence requise

Des 91 banques passées au crible, 50 échoueraient à ces nouveaux tests, faisant apparaître un besoin de fonds propres supplémentaires de 298 milliards d’euros.  Les besoins les plus importants proviendraient des établissements grecs et chypriotes (65 milliards pour les deux pays), d’Espagne (58), d’Allemagne (43) et de France (40). Dans le détail, les établissements hellènes EFG Eurobank et National Bank of Greece (NBG) accuseraient des insuffisances respectives de 12,1 et 14,8 milliards ce qui, dans ce scénario, induirait une aide d’urgence pour les recapitaliser.

BNP Paribas et Société Générale durement sanctionnées

Seraient aussi durement sanctionnées les françaises BNP Paribas (13,0 milliards de besoins de fonds propres), Société Générale (11,6) et BPCE (10,5), ainsi que les allemandes Deutsche Bank (12,2) et Commerzbank (10,7). Jeudi, les analystes de la banque helvétique Credit Suisse avaient évalué les besoins de fonds propres au terme de tests de même nature à 221 milliards d’euros. Le régulateur européen (EBA) n’a pas confirmé à ce jour le lancement d’une nouvelle série de tests, de même qu’il n’a pas indiqué quelle décote il appliquerait et sur quels titres celle-ci porterait. Les Européens travaillent à un scénario de restructuration de la dette grecque avec une décote de 50% et n’envisagent pour le moment aucune autre restructuration de dette en Europe.

latribune.fr, avec AFP
17 octobre
2011

Jacques Sapir : « Il va falloir se passer des règles de l’OMC »

Jacques Sapir, économiste et auteur de «La démondialisation».

Le Point.fr : Quels griefs adressez-vous à la mondialisation ?

Jacques Sapir : Ils sont assez nombreux. Depuis une vingtaine d’années, la mondialisation compresse les salaires, d’abord des ouvriers, mais, par ricochet, d’une partie importante de la population. Elle est aussi largement responsable du découplage entre les rémunérations et la productivité, ce qui est une des causes du chômage. Ensuite, la mondialisation a pour effet d’affaiblir les normes écologiques et sociales. Un pays ou un groupe de pays peut bien se doter de normes exigeantes, cela profite à ceux qui ne les respectent pas. Ce raisonnement peut être étendu à la protection sociale : dans les années 70, certaines personnes, comme M. Denis Kessler (ancien vice-président du Medef, NDLR), ont même explicitement dit que l’ouverture avait pour but de démanteler le système social. »

Fdesouche.com

14 octobre
2011

El cant de la sibil.la

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Dans la Grèce classique, la Sibylle est l’archétype de la prophétesse et de la prêtresse. Femme sage et véhicule des révélations divines, elle était à la fois le symbole de la femme archaïque qui réunissait un grand nombre des attributs qu’incarnaient dans l’antiquité les déesses-mères du paléolithique, les Magna Mater d’Orient et du monde classique gréco-romain, comme Isis, Ishtar, Déméter et Atargatis.

L’oracle de la Sibylle d’Érythrée, qui annonça au IIe siècle a. J. C. l’arrivée d’un âge d’or de l’homme avec la naissance d’un enfant mis au monde par une vierge, va permettre au christianisme de récupérer cette figure, ainsi que l’oracle de la Sibylle, pour proclamer le message de la deuxième venue du Messie. La tradition qui consiste à célébrer le Chant de la Sibylle à Noël semble avoir son origine musicale aux IXe et Xe siècles (Saint-Martial de Limoges). Les visions apocalyptiques qu’il contient sont tragiques et déchirantes, mais la musique qui les accompagne est pleine d’harmonie et de magie: le début de chaque strophe, avec une intervalle de quinte ascendante, nous transporte à l’état d’écoute méditative d’un récit cosmique et sacré.

Le Chant de la Sibylle fut chanté pendant des siècles par la voix onirique d’un enfant, car les Pères de l’Église avaient interdit aux femmes de le faire à l’intérieur des temples, sauf dans les monastères de religieuses. Avec cette interdiction se perdait la présence prophétique de la figure féminine qui le proclamait. Le patriarcalisme de l’église arrachait ainsi aux femmes la possibilité de transmettre la parole divine. Grâce à ce chant millénaire, la lumière des Sibylles – celle de Delphes, celle d’Érythrée, celle d’Hellespont, la Persique, la Libyque, la Cimmérienne, la Samienne, la Cumane, la Phrygienne et la Tiburtine – est toujours vivante en la voix et la figure féminines.

Aux sens de sagesse et de mysticisme de la Sibylle vient s’en ajouter un autre qui est profondément actuel : le sens écologique. Le terrible message de la Sibylle est dramatiquement présent, puisqu’il nous parle de la destruction du monde, de l’irrespect envers une nature qui disparaît, de la brutalité qui a porté l’homme à considérer que la nature est une machine. La douleur et la menace qui pèsent sur la vie de la terre sont aujourd’hui plus prophétiques que jamais dans la voix de la Sibylle.
Source

MONTSERRAT FIGUERAS

« …  Cant de la Sibil-la, qui illustre au-delà de toute contestation l’autre facette du talent savallien, celle du redécouvreur et du recréateur. On remonte ici en-deçà même des textes des Xe au XIe siècles qui résonnaient durant les mâtines de Noël, pour retrouver assez certainement des liturgies enfouies, voire niées, provenant de ces temps aujourd’hui inconcevables où paganisme et christianisme se mêlèrent à la surface des terres méditerranéennes

Pour lire le texte intégral, cliquer ici.