30 janvier
2014

Le Bloody Sunday 30 janvier 1972

Le Bloody Sunday

30 janvier 1972

Le Devoir d’Histoire de Pierre Vial 

30 janvier 2014 -Rivarol 3126-

CE « dimanche sanglant » est un épisode tragique de l’histoire irlandaise — un parmi tant d’autres, mais qui illustre crûment la
sauvagerie et l’hypocrisie anglaises.Tout a commencé par une manifestation,devant se dérouler dans le calme,organisée à Derry par l’Association pour les Droits Civiques d’Irlande du Nord, pour protester contre la politique de détention sans procès appliquée à des
personnes soupçonnées de sympathie pour l’Ira (et baptisées “terroristes”, de ce fait, par les Anglais). Plus de quinze mille manifestants (hommes, femmes et enfants) s’ébranlèrent à partir du quartier de Creggan, pour se diriger vers celui du Bogside. Celui-ci était verrouillé par 26 barricades tenues par des soldats anglais, parmi lesquels des parachutistes,sur ordre du général Ford,
commandant des forces armées stationnées à Derry. Au moment où manifestants et soldats anglais furent au contact, échange de jets de pierres et de bouteilles contre balles en caoutchouc, gaz lacrymogène et canon à eau. La routine, à Derry… Mais à 15h55 les
paras anglais ouvrirent le feu à balles réelles. Deux manifestants, John Johnston (59 ans, il devait mourir de ses blessures)
et Damian Donaghy (15 ans) s’écroulèrent. Puis des véhicules blindés (APC) s’ébranlèrent et ouvrirent le feu sur la foule qui fuyait. Jackie Duddy (17 ans) fut mortellement touché dans le dos. Alana Burke (18 ans) fut délibérément écrasée contre un mur par un
APC. Margaret Deery (31 ans) fut touchée à la jambe et Patrick McDaid, qui aidait à la transporter à l’abri, fut blessé à son tour. Puis furent atteints Michael Bradley (22 ans), Mickey Bridge (25 ans), Patrick Campbell (51 ans) et Daniel McGowan (38 ans), qui tentait d’emmener Campbell en lieu sûr.
Une seconde vague de parachutistes s’ébranla et ouvrit le feu à son tour contre les manifestants qui essayaient de
trouver refuge dans les débris d’une barricade ou les rues avoisinantes. Hugh Gilmour fut tué alors qu’il arrivait devant sa maison. Michael Kelly (17 ans), Michael McDaid (20 ans) et John Young (17 ans) furent tués au pied d’une barricade, tout comme William Nash (19 ans) dont le père Alex (51 ans) fut blessé alors qu’il tentait de rejoindre son fils mourant. Puis ce furent Kevin McElhinney
(17 ans), Joseph Friel (22 ans), Daniel Gillespie (32 ans), Michael Quinn (17 ans) qui tombèrent, alors qu’ils essayaient de fuir. Joseph Mahon (16 ans), blessé d’une balle à la jambe, en réchappa en faisant le mort. Mais Jim Wray (22 ans), gisant devant la maison de ses grands-parents, fut achevé par un parachutiste qui lui tira deux balle s dans le dos. William McKinney (27 ans) fut lui aussi tué d’une balle dans le dos alors qu’il tentait d’aider les blessés, tout comme Gerald Donaghey (17 ans) et Gerard McKinney (35 ans). Bernard McGuigan, qui agitait un mouchoir blanc pour secourir Patrick Doherty qui gisait mourant sur le sol, reçut une balle dans la
tête. Patrick O’donnell (41 ans) fut touché alors qu’il se jetait devant une femme pour la protéger de la fusillade. En moins d’une demi-heure et dans une zone à peine plus grande qu’un terrain de football, les soldats anglais ont tué treize hommes et en ont blessé treize autres, ainsi que deux femmes. Aucune de ces victimes n’était armée mais lesmedia britanniques ont immédiatement
qualifié les victimes de porteurs de fusils et de bombes. L’armée et le gouvernement britanniques déclarèrent que leurs
soldats avaient essuyé des centaines de coups de feu et n’avaient fait donc que riposter — alors qu’aucun impact n’était visible ni sur un soldat anglais ne même sur un véhicule de l’armée. Et pour cause. Trois mois plus tard le Lord Chief Justice Widgery décréta, sur ordre de ses supérieurs politiques, que les soldats anglais n’avaient rien fait de mal le 30 janvier 1972. Une date qui reste gravée
dans certaines mémoires. Ni oubli, ni pardon.

Pierre VIAL.

30 janvier
2014

Réflexion sur la Charte européenne des langues régionales.‏

Communiqué de presse de Terra i Poble Catalunya del Nord
Perpignan le 30/01/14
Suite aux nombreuses spéculations émises à propos de la Charte européenne des langues régionales et minoritaires nous souhaitons faire une mise au point:
Certains affirment que cette charte serait la porte ouverte pour l’enseignement des langues issues de l’immigration extra-européenne, comme par exemple la députée Marion Maréchal-Le Pen dans Nation Presse Info
Elle affirme notamment que certains élus de la majorité notamment communistes « réclament de manière « urgente » l’enseignement en arabe et en chinois, ainsi que la reconnaissance des langues de tous les migrants »
Nous avons vérifié: le processus législatif en vue de la ratification par la France de la charte européenne des langues régionales ou minoritaires même si nous considérons que cette charte est incomplète, en particulier en ce qui concerne les langues issues des immigrations. Source: PCF.fr
Pour Jean-Luc Mélenchon, la Charte pose problème car elle ne prend pas en compte la deuxième langue du pays, qui selon lui est l’arabe,  » la promotion de l’enseignement de la langue arabe en France, me semble d’ailleurs tout aussi décisif que celui des langues régionales ». Lettre à l’attention des député(e)s de Jean-Luc Mélenchon, source: cliquez ici
La droite n’est pas en reste avec le député des Yvelines Henri Guaino: Corse Matin
Catalans soyez tranquilles les partis jacobins veillent!
Mais que dit exactement cette charte à propos des langues issues de l’immigration?
Article 1, définition: « elle n’inclut ni les dialectes de la (des) langue(s) officielle(s) de l’Etat ni les langues des migrants« 

Article 21

  1. Tout Etat peut, au moment de la signature ou au moment du dépôt de son instrument de ratification, d’acceptation, d’approbation ou d’adhésion, formuler une ou plusieurs réserve(s) aux paragraphes 2 à 5 de l’article 7 de la présente Charte. Aucune autre réserve n’est admise.
  2. Tout Etat contractant qui a formulé une réserve en vertu du paragraphe précédent peut la retirer en tout ou en partie en adressant une notification au Secrétaire Général du Conseil de l’Europe. Le retrait prendra effet à la date de réception de la notification par le Secrétaire Général.
La charte est claire les langues des migrants ne peuvent être reconnues. 
Nous émettons cependant une réserve sur ce point:
Article 7
5.Les Parties s’engagent à appliquer, mutatis mutandis, les principes énumérés aux paragraphes 1 à 4 ci-dessus aux langues dépourvues de territoire. Cependant, dans le cas de ces langues, la nature et la portée des mesures à prendre pour donner effet à la présente Charte seront déterminées de manière souple, en tenant compte des besoins et des vœux, et en respectant les traditions et les caractéristiques des groupes qui pratiquent les langues en question.
Que signifie  » aux langues dépourvues de territoire » ? C’est sur ce point qu’il conviendra d’être vigilant. 
Pour lire la Charte: Conseil de l’Europe
Charte Européenne des langues régionales, un nouveau pas en arrière? 
Catalogne du Nord: l’ancien député européen de la formation catalaniste ERC ( Esquerra Républicana de Catalunya) et fondateur des écoles Bressola [1] , Miquel Mayol nous explique dans ara.cat du 28 janvier 2014:
 » l’actuelle rédaction du texte prive la Charte de toutes efficacité et met en péril tout le travail effectué depuis de nombreuses années avec les écoles d’immersions. »
« C’est un geste « cosmétique »  de la part de l’état français qui veut montrer au citoyens que le président François Hollande respecte ses engagements électoraux avec un sujet qui ne préoccupe pas spécialement l’ensemble  des français. »
Concernant la Charte européenne des langues régionales [2], Terra i Poble Catalunya del Nord est favorable à sa ratification, à condition que cette charte prenne exclusivement en compte le facteur historique de chaque langue  » régionale » présentent sur l’hexagone. En effet, cette Charte aurait le mérite de mettre fin à plus de 300 ans d’oppression culturelle de la part de l’état français sur ses « provinces ».
Mais là ou Terra i Poble émet une très grande réserve, c’est sur le flou juridique qui encadre cette Charte (voir plus haut), car on ne sait pas avec exactitude, si ça concerne à juste titre les langues historiques intra-européennes ou également les langues « minoritaires » extra-européennes. Car l’officialisation des langues extra-européennes présentent sur le sol français dû à l’immigration, posera un grave problème supplémentaire, dans la mesure où cela renforcera la colonisation culturelle, et de surcroît celle des Allogènes au détriment des patries charnelles, déjà suffisamment aliéné par le rouleau compresseur jacobin…
Encore une fois, Terra i Poble est favorable à la Charte européenne des langues régionales, mais à la seule condition exclusive que cette même Charte, reconnaisse les seules langues historiques intra-européennes présentent dans l’hexagone. Au cas contraire, il s’agirait d’une manipulation honteuse (et nous savons que l’Etat français est passé maître en la matière)  dont le seul bénéficiaire serait le corpus doctrinal Républicain intrinsèquement jacobin et universaliste, cette charte en effet sape les fondements même de cette République « une et indivisible » en perte de vitesse qui se base exclusivement sur la négation du pays réel ( Il ne faut pas confondre l’identité de la France, le pays réel, avec la République qui est un corpus idéologique). La République gouverne mal, mais elle se défend bien, les organisations et les partis politiques jacobins ne manqueront pas à l’appel pour défendre les fondements d’un système totalitaire et aliénant d’un point de vue psychologique, politique, économique et social.
Notre conclusion est sans appel: La Catalogne du Nord n’a nul besoin d’une quelconque charte, bien que celle-ci dans un premier temps peut s’avérer utile et représente une évolution dans le processus de reconnaissance des identités charnelles, c’est de la création d’une collectivité territoriale autonome que le peuple nord catalan à besoin pour affirmer son identité biologique et culturelle. Au cas contraire l’Etat Français agira toujours à sa guise, le débat autour de cette charte et encore une fois une preuve de notre aliénation face à cette entité néfaste pour les peuples de souche européenne.
Terra i Poble.
 [1]A propos des Bressoles et des écoles d’immersions, voir article dans Terre et Peuple Magazine N° 48: école d’immersion linguistique, une autre approche du ré-enracinement
28 janvier
2014

Le capital attaque: Travailler 39 heures payées 35

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Emploi : Hervé Morin (UDI) propose de passer aux 39 h payées 35

 

Le président national de l'UDI : travailler plus sans gagner plus.

Le responsabilité » de François Hollande n’est pas en mesure d’améliorer emploi et croissance assure le président du Nouveau Centre Hervé Morin, qui n’hésite pas à prôner le passage aux 39 heures payées 35 dans une interview publiée mardi dans Les Echos.

Interrogé sur la capacité du « Pacte de responsabilité » à améliorer l’emploi et la croissance, Hervé Morin déclare « je n’y crois pas. La question fondamentale est que la France souffre d’un vrai problème de compétitivité, qui n’est pas seulement lié à la question du coût du travail. » « La France n’est plus compétitive dans son espace économique : on le voit avec sa balance commerciale, une croissance des entreprises moins forte qu’ailleurs, des taux de marge inexistants, un sous-investissement », ajoute le président du conseil national de l’UDI. Lire la suite…

28 janvier
2014

Font-Romeu se lance dans le consommer local

L’esprit des circuits courts est proposé aux publics touristiques

Per llegir en català

Le principe des circuits courts s’introduit à Font-Romeu, sur l’initiative de la société Goélia, qui y assure la gestion de la résidence de tourisme Le Domaine de Castella. Les touristes-consommateurs sont invités à exiger une qualité locale des produits qu’ils achètent, afin de protéger le tissu économique du territoire.

La consommation « locavore », associée aux produits de proximité, s’introduit à Font-Romeu mardi 28 janvier, au travers d’une opération de communication du réseau de résidences de tourisme Goélia. Le Domaine de Castella, qui appartient à cette structure, adoptera une charte dénommée « consommer local », encourageant la collaboration entre les producteurs de la région de la Cerdagne, les mairies et les habitants, dans un but de valorisation économique et touristique. Dans uncommuniqué transmis depuis Paris, Goélia défend un label de qualité baptisé « produit français », malgré le défi géographique induit à Font-Romeu, où le local est aussi la Cerdagne sous administration espagnole. Au-delà de cette approximation, ce concept adressé aux visiteurs les invite à identifier une« prestation locale, de qualité » et un « prix juste », associés à un« sens de l’accueil et du conseil ».

En signant la charte, les commerçants de Font-Romeu, l’Office de Tourisme et la mairie s’engagent à « proposer principalement des produits fabriqués localement, par eux-mêmes ou par des entreprises de la région ». Pour certifier le sérieux de l’ensemble et rassurer les vacancier, un insigne « fournisseur certifié Goélia » est mis en place.

La clau

23 janvier
2014

Hommage à Maurice Rollet

Maurice Rollet, sauf erreur de ma part, n’a jamais écrit dans Éléments, mais il était une figure historique de la mouvance qui fut à l’origine de notre revue. Né à Joigny, en Bourgogne, le 30 janvier 1933, il était devenu médecin en Algérie, à l’hôpital de Bône, à l’issue de son service militaire. La fin de la guerre d’Algérie marqua profondément ses jeunes années. Emprisonné en 1962 avec Dominique Venner, pour cause d’activisme, il s’installa ensuite à Marseille et y poursuivit sa carrière médicale. En 1967, il fut l’un des membres fondateurs du Groupement de recherche et d’études pour la civilisation européenne (GRECE), dont il allait bientôt devenir le chancelier. Il fut surtout le principal animateur de la Domus Europa de Roquefavour, près d’Aix-en-Provence, un grand mas provençal qui devint à son initiative le lieu d’innombrables fêtes, réunions et Universités d’été.
Maurice était un homme tout d’une pièce, qui ne fonctionnait qu’à l’amitié. Les mots « clan », « communauté », « amis » étaient ceux qui le faisaient vibrer. Tous ceux qui l’ont connu se souviennent, non seulement de son incroyable dynamisme, de son extraordinaire générosité, de ses coups de cœur et de ses coups de gueule, de la façon qui n’appartenait qu’à lui qu’entonner les chants traditionnels face au Soleil de Pierre. Il était l’auteur de nombreux poèmes, les premiers publiés sous le pseudonyme de François Le Cap, puis sous son nom, dans lesquels il aimait à chanter les femmes et le vin qui ruisselle en l’honneur des anciens dieux (Des runes et des rimes, Pyrène, Saint-Avit-Rivière 1991). On lui doit encore des chansons, dont celle du film de Gérard Blain Pierre et Djemila (1987). Au cinéma, il fut aussi l’un des principaux acteurs du Rebelle (1980), autre film de Gérard Blain, dont le titre lui convenait si bien.
Maurice Rollet est mort à Aix-en-Provence le 21 janvier dernier, à l’âge de 80 ans. L’annonce de sa mort n’a pas surpris ses amis, qui le savaient depuis longtemps malade, mais les a frappés comme la foudre. Profonde tristesse. Grand Soleil, Coupo santo !
Alain de Benoist
Extrait d’Éléments n°150