26 mars
2014

VIIIe Fête identitaire de la Sant Jordi

VIIIe Fête identitaire de la Sant Jordi

Terra i Poble

Dimanche 20 avril 2014

Perpignan Catalogne du Nord

Toute la journée à partir de 11h00

-Table ronde: Conférence: Pour un nationalisme catalan identitaire. Débat.
-Moment musical.
-Repas. Chacun porte de quoi mettre sur la table, prévoir couverts. Possibilité de faire griller, prévoir donc le nécessaire.

-Initiation au combat médiéval.
-Stand de revues et brochures.

Nous contacter : terraipoble@yahoo.fr

26 mars
2014

Alain de Benoist, Entretien sur les droites françaises

La droite a été la grande vaincue de l’histoire, puisqu’elle a pratiquement perdu tous les combats dans lesquels elle s’est engagée. L’histoire des deux derniers siècles est celle de ses défaites successives. Une telle succession d’échecs donne à penser que la supériorité de ses adversaires s’est surtout nourrie de ses faiblesses. A l’origine, qu’est-ce que la droite possédait en propre de meilleur ? Je dirai, pour faire bref, un système de pensée anti-individualiste et anti-utilitariste, doublée d’une éthique de l’honneur, héritée de l’Ancien Régime. Elle s’opposait par là frontalement à l’idéologie des Lumières, dont le moteur était l’individualisme, le rationalisme, l’axiomatique de l’intérêt et la croyance au progrès. Les valeurs dont elle se réclamait étaient à la fois des valeurs aristocratiques et des valeurs populaires. Sa mission historique était de réaliser l’union naturelle de l’aristocratie et du peuple contre leur ennemi commun : la bourgeoisie, dont les valeurs de classe trouvaient précisément leur légitimation dans la pensée des Lumières. Mais cette union ne s’est réalisée que pendant de très brèves périodes, par exemple au lendemain de la Commune de Paris, jusqu’au moment où les délires antidreyfusards vinrent mettre un terme aux espoirs qu’avait fait naître le boulangisme à ses débuts. La droite tient que l’homme est naturellement social. Cependant, elle n’a jamais développé une théorie cohérente de la communauté ou du lien social. Elle n’a jamais exploré sérieusement l’opposition entre les idéaltypes du soi-propriétaire (l’homme défini par le droit de jouissance de ce dont il est propriétaire, tel que le pose l’individualisme libéral) et le soi lié-à-autrui. Elle n’a jamais été capable non plus de formuler une doctrine économique véritablement alternative du système de la marchandise.
Jean-Pierre Maxence parlait aussi, très justement, de « défaut de contacts populaires » : « On se proclamait “homme du peuple” mais on pensait, plus on sentait, en petit-bourgeois ».

Au lieu de soutenir le mouvement ouvrier et le socialisme naissant, qui représentait une saine réaction contre l’individualisme qu’elle critiquait elle-même, la droite n’a que trop souvent défendu les exploitations humaines les plus affreuses et les inégalités les plus politiquement insupportables. Elle s’est rangée du côté des classes possédantes, participant objectivement de la lutte de la bourgeoisie contre les « partageux » et les « classes dangereuses ». Il y a eu des exceptions, mais rares. Et les théoriciens n’ont que trop souvent été à la remorque de leur public (qu’on pense aux écrits du jeune Maurras en faveur du socialisme et du fédéralisme et à la dérive conservatrice de l’Action française). Défendant la nation, la droite a rarement compris que la nation, c’est avant tout le peuple. Elle a oublié la complémentarité naturelle des valeurs aristocratiques et des valeurs populaires. Au moment du Front populaire, on l’a vu tonner contre la « culture des congés payés ». Elle a toujours préféré l’ordre à la justice, sans comprendre que l’injustice est un suprême désordre, et que l’ordre n’est lui-même bien souvent qu’un désordre établi. Elle aurait pu, comme Herder, développer une philosophie de l’histoire fondée sur la diversité des cultures et la nécessité d’en reconnaître la valeur universelle, ce qui l’aurait amenée à soutenir les luttes en faveur de l’autonomie et de la liberté des peuples, à commencer par les peuples du Tiers-monde, premières victimes de l’idéologie du progrès. Au lieu de cela, elle a défendu le colonialisme, qu’elle avait pourtant à juste titre condamné dans un premier temps (ce qui ne l’empêche pas de se plaindre à l’occasion d’être « envahie » ou « colonisée » à son tour). La droite a oublié que son seul véritable ennemi est l’argent, et qu’elle devait de ce fait s’éprouver comme l’alliée objective de tout ce qui conteste le système de l’argent. Elle est passée par paliers du côté de ce système. Elle était mieux placée que quiconque pour défendre, en les reformulant, des valeurs anti-utilitaristes de gratuité et de désintéressement. Peu à peu, elle s’est convertie à l’axiomatique de l’intérêt et à la défense du marché. Parallèlement, elle est tombée dans l’ordre moral, le militarisme, le nationalisme, qui n’est qu’un individualisme collectif que les premiers contre-révolutionnaires avaient condamné comme tel. Le nationalisme l’a fait tomber dans la métaphysique de la subjectivité, maladie de l’esprit systématisée par les modernes, lui faisant du même coup perdre de vue la notion de vérité. Elle aurait dû être le parti de la générosité, de la « common decency », des communautés organiques ; elle n’est que trop souvent devenue le parti de l’exclusion, de l’égoïsme collectif et du ressentiment. Bref, la droite s’est trahie elle-même quand elle a commencé à accepter l’individualisme, le mode de vie bourgeois, la logique de l’argent, le modèle du marché. »

Alain de Benoist, Entretien sur les droites françaises

26 mars
2014

Hugo Chávez contre l’exploitation capitaliste totalitaire occidentale.

Il y a plus d’un an mourut le 5 mars 2013, le grand Hugo Chávez. Terra i Poble, voulait saluer la mémoire de ce grand combattant de la cause des peuples libres et fiers. Indéniablement, Hugo Chávez a marqué son époque, notamment avec son action politique de justice sociale en lutte contre l’exploitation capitaliste totalitaire occidentale.

Hugo Chàvez présent!

26 mars
2014

Plus une démocratie est représentative, moins elle est démocratique !

Chacun sait que la démocratie, au sens étymologique du mot, est le système politique, une forme de gouvernement, dans lequel la souveraineté émane du peuple. Se reportant à cette définition lapidaire, peut affirmer que la République française vit sous ce régime ? On est en droit de se poser la question et constater que les Etat européens, dont la France, sont sous la coupe de dirigeants qui se disent volontiers démocrates mais qui ne semblent pas mesurer la fragilité du régime auquel ils se réfèrent. Dans un entretien donné à Boulevard Voltaire, Alain de Benoist rappelle les règles de fonctionneent de la démocratie et surtout ses mécanismes fondamentaux qui semblent avoir été oubliés. Polémia publie cet entretien pour ses lecteurs.

Polémia

Boulevard voltaire Le peuple suisse a voté récemment à propos de l’immigration de masse. Du coup,certains s’indignent qu’on ait demandé au peuple de trancher. Mais le peuple a-t-il toujours raison ?

Alain de Benoist – Le peuple n’est évidemment pas infaillible (les élites le sont encore moins), mais ce n’est pas dans ces termes que se pose le problème. Pour décréter que le peuple a « tort » ou « raison », il faut pouvoir se référer à des critères surplombants qui n’existent tout simplement pas : de tels critères renvoient toujours à une opinion personnelle ou à une idéologie qui, telle l’idéologie des droits de l’homme, cherche à placer l’exercice de la démocratie sous conditions. Comme tout autre vote, un référendum n’a pas pour but de dire où est la vérité, mais de révéler ce que pensent les gens. On ne fait pas voter les citoyens pour se prononcer sur la valeur de vérité de la théorie de Darwin ou des décisions du concile de Trente, mais pour savoir ce qu’ils pensent politiquement !

La démocratie est un régime qui se fonde sur la souveraineté du peuple, ce qui signifie qu’un pouvoir, pour être légitime, doit pouvoir recueillir l’approbation ou le consentement des citoyens. Mais la démocratie est aussi, et surtout, le seul régime politique qui permet à tous les citoyens d’exprimer leur sentiment sur les questions qui les concernent. C’est donc une erreur de n’y voir qu’un régime fondé sur la « loi du nombre ». Le suffrage universel n’est en réalité qu’une technique permettant de révéler des préférences. La notion-clef en démocratie n’est pas le suffrage, mais la participation.

En France, pareillement, le Front national – pour ne citer que lui –

assure vouloir redonner la parole au peuple. 

Et ces jours-ci, on manifestait à Paris pour exiger un référendum sur l’immigration. 

Est-ce forcément une bonne idée ? Lire la suite…

26 mars
2014

La Grande Russie

Le journal officiel du politiquement correct, Le Monde, titre rageusement en première page (20 mars) : « Annexion de la Crimée : le triomphe de Poutine, l’impuissance de l’Ukraine et des occidentaux ». Et, en page 3, titre : « A Moscou, Poutine met en scène son triomphe et défie l’Occident ». Eh oui, Messieurs-Dames, ça fait mal là où je pense, hein ?

Parce que les nains de Bruxelles et le coloré de Washington ont beau brasser de l’air… ce n’est que de l’air. En face, le tsar Poutine avance ses pions sur l’échiquier, imperturbable.

Pourquoi en sommes-nous pleinement satisfaits ? Parce que démonstration est faite que l’insupportable prétention yankee à être le gendarme du monde peut être tenue en échec voire ridiculisée. Parce que le peuple russe, emporté par un enthousiasme identitaire, vibre devant la naissance d’une Grande Russie. Parce que la mauvaise foi, la duplicité, l’hypocrisie des dirigeants occidentaux  éclate au grand jour : quand un peuple entend exercer son droit à disposer de lui-même, c’est un concert de hurlements de la part des « démocrates » – des « démocrates » qui refusent la règle du jeu démocratique si ce peuple « vote mal » (comme ce fut le cas récemment des Suisses).

Pourtant les marionnettes qui servent de chefs d’Etat et de ministres aux occidentaux devraient se poser une question, une bonne question : combien, parmi leurs concitoyens, sont prêts à mourir pour Kiev ? Kiev, où règne une confusion due aux oppositions entre clans rivaux, où personne ne sait très bien qui exerce vraiment le pouvoir et où le conseil des rabbins d’Ukraine a adressé « une lettre cinglante » à Poutine (Le Monde, 16 mars). Celui-ci est sûrement terrorisé… Le 18 mars, devant la foule en liesse sur l’esplanade du Kremlin, il a lancé : « Nous sommes ensemble ! Gloire à la Russie ! ». Le même jour Le Monde, consterné, titrait : « La Crimée ravive la ferveur nationaliste en Russie ». La ferveur nationaliste… Il y a longtemps que les Occidentaux, décérébrés, ne savent plus ce que c’est.

Morale (provisoire) de cette histoire : le courage politique paie toujours. Tous ceux qui, en Europe, mènent le combat de la résistance identitaire, saluent le drapeau de la Grande Russie.

 

Pierre VIAL

 

Voir aussi la vidéo de Pavel Chinsky, directeur de la Chambre de commerce et d’industrie franco-russe, dans Good Morning Business… La Russie redevient fière…

 

http://www.bfmtv.com/video/bfmbusiness/good-morning-business/la-russie-se-detourne-loccident-cest-une-crise-confiance-va-durer-pavel-chinsky-gmb-20-03-185100/