30 novembre
2014

Nationalismes irlandais et catalan

Un livre surprenant, et très concret sur la façon de se battre pour son identité

Ecrit par un identitaire qui vit son combat !

115 pages. 9 euros. + 2.10 € pour les frais de port.

Les Editions de la Forêt

23 novembre
2014

Euskadi. L’AUTONOMIE : UNE REVENDICATION HISTORIQUE

Le souhait d’une autonomie institutionnelle pour le Pays Basque nord n’est pas – contrairement à ce que certains ‘départamentalistes’ voudraient faire accroire –, une revendication récente.

1945La preuve incontestable en est apporté par le premier des documents PDF que nous vous proposons aujourd’hui. Il s’agît du texte in extenso duStatut d’autonomie du Pays Basque dans la République Française – c’est l’intitulé exact –, présenté à Paris par le député basque Jean ETCHEVERRY-AINTCHART à la première Assemblée Constituante française de l’après Seconde Guerre Mondiale, en septembre 1945. Même si les idées qui y sont énoncées étaient sans doute le fruit d’un travail collectif, on sait que le rédacteur du texte fut un abertzale plutôt atypique de la période d’avant ENBATA : Marc LÉGASSE. Au moment d’exprimer ses opinions, il n’avait pas la réputation de garder la langue dans sa poche et lorsque, en septembre 1973, il publia – sous couvert desÉditions Hordago, mais en fait à compte d’auteur – le texte du statut de 1945, il précisa : «Aucun des mouvements de défense de l’ethnie basque, nés depuis lors [1945 – N.d.l.r], à savoir ENBATA, INDAR BERRI, AMAYA, ne reprirent le projet autonomiste. ENBATA se contentant seulement dans son programme d’ITSASSOU [la Charte de 1963 – N.d.l.r], de lui emprunter le préambule de l’article 1er tendant à la création d’un département basque ‘non doté d’institutions autonomes’ (…)». Rien de nouveau sous le soleil du Pays Basque… on sait aujourd’hui que l’Histoire allait se répéter plus tard !…

Esprit jacobin et abertzale déboussolés…

L’initiative de présenter un Projet de Loi d’Autonomie pour le Pays Basque, au sortir de la Seconde Guerre Mondiale, représentait une formidable opportunité politique. La France était alors à reconstruire dans tous les domaines, y compris au niveau de ses institutions. Oui, mais, on sait ce qu’il en advint : le texte rédigé par Marc LÉGASSE et présenté par Jean ETCHEVERRY-AINTCHART allait rejoindre les archives du Palais Bourbon, sans même être inscrit à quelque ordre du jour que ce soit et donc – évidemment – sans être le moins du monde discuté. L’évidence n’avait pas tardé à s’imposer : rien de nouveau non plus sous le soleil de Paris… l’esprit jacobin français avait survécu au cataclysme de 1939-1945 !…

fa1Presque un demi-siécle plus tard, en mars 1993, l’organisation politico-armée IPARRETARRAK allait porter sur la place publique, non seulement la revendication de l’autonomie pour le Pays Basque nord, mais aussi et surtout un avant-projet de cadre institutionnel et de modèle de société, ouverts à la discussion et à l’amendement, dans un document intitulé 20 ans de lutte – autonomie et avant-projet (PDF nº 2). Oui, mais, les esprits chagrins et hypocrites qui sévissaient déjà, et depuis fort longtemps, dans le monde abertzale allaient se récrier qu’une proposition politique élaborée par une organisation clandestine ne pouvait pas être une base de revendication portée par le mouvement politique ‘légal’ et, au delà, par la société basque dans sa diversité.

Les ‘anti-autonomie’ pour le Pays Basque nord, qui étaient dans le même temps ‘pro indépendance’ pour le Pays Basque sud, ‘oubliaient’ juste deux choses. La première était que si IK avait fini par prendre l’initiative d’élaborer – avec des sollicitations et apports très larges auprès et de la part de la société basque, cela doit être dit – un avant projet d’institution d’autonomie et de modèle sociétal… cela résultait du fait que le mouvement abertzale – là encore malgré moultes invitations et incitations –, en fut tout à fait incapable !…

Le second ‘oubli’ des ‘anti-autonomie’ pour le Pays Basque nord – et ceci explique le cela de l’incapacité du mouvement abertzale à élaborer et porter un projet politique clair et fédérateur –, c’était celui de se reconnaître ouvertement pour ce qu’ils étaient : des personnes et des structures totalement inféodées au Pays Basque sud et, plus précisément, de simples succursalistes des forces politiques abertzale de ‘l’autre-côté’. Les déclarations et écrits de l’époque attestent amplement de cette opposition, le plus souvent sournoise, des milieux subordonnés aux «grands frères du Sud», pour lesquels la proposition IK de 1993 était vraiment par trop ‘autonome’…

Tourner casaque… pour monter le mauvais cheval !

une_eraikitzenPour autant, entre travail de sape et chausse-trapes divers et nombreux des ‘succursalistes’, une structure baptisée ‘Eraikitzen’ allait se mettre en place et mener, par le biais de réunions thématiques et de débats ouvert à tous – le député basque RPR Michel INCHAUSPÉ lui même en fut un jour un participant… –, un très important travail de réflexion et d’amendement de la proposition IK. Le fruit de ce processus démocratique fut le document intitulé Autonomia – projet d’un peuple diffusé en juin 1994 (PDF nº 3). Mais là encore, au delà des menées succursalistes habituelles, l’immaturité politique du mouvement abertzale en iparralde allait concourir à saboter ce qui aurait pu constituer une avancée majeure pour le devenir du Pays Basque nord.

Un certain nombre de participants au travail ‘Eraikitzen’ allaient, quasiment du jour au lendemain, tourner casaque et, rejettant le projet de l’autonomie qu’ils avaient pourtant contribué à enrichir, rejoindre les rangs de la revendication départementaliste. Il est parfaitement vain et inutile aujourd’hui de démontrer combien ce choix complétement erroné du «plus petit commun dénominateur possible» a porté tort, non seulement au mouvement abertzale en particulier –ce qui ne serait finalement que moindre mal – mais aussi au Pays Basque nord en général – ce qui est beaucoup plus grave. Une douzaine d’années a été perdue en vaines chimères… un luxe dont se serait passé notre pays, englué dans bien des difficultés et confronté à bien des défis.

La roue de l’Histoire continuant inéxorablement de tourner, il semblerait que le concept de l’autonomie revienne à nouveau d’actualité au sein du monde abertzale… aidé, il est vrai, par des perspectives d’évolutions institutionnelles en France, largement prévisibles depuis belle lurette. Instruit par les errements passés, il serait vraiment nécessaire que le mouvement abertzale nourrisse, défende et porte la revendication de l’autonomie – en tant que cadre institutionnel mais aussi comme une structure sociale la plus démocratique possible – en direction de la société basque dans sa pluralité et sa complexité. Car l’autonomie, si elle doit être le projet politique soutenu et argumenté en premier lieu par le mouvement abertzale, doit surtout être comprise, acceptée et faite sienne par la population du Pays Basque nord. L’autonomie sera la revendication sinon d’un peuple tout du moins d’une majorité la plus large possible de la population, ou elle ne sera pas. Tel est l’enjeu.

Source: http://www.autonomiahazi.eu/?p=844

22 novembre
2014

Les années du FLB

Résumé

De 1966 à 1980, le Front de Libération de la Bretagne a revendiqué plus de 200 attentats. Les militants indépendantistes se sont attaqués à tous les symboles de l’Etat régalien, des casernes de gendarmerie jusqu’au Château de Versailles.

En s’appuyant sur les témoignages d’anciens « FLB » et de nombreux documents inédits, ce documentaire en deux parties raconte pour la première fois un affrontement qui a marqué les présidences du général De Gaulle et de Valéry Giscard d’Estaing.

FLB Partie 1 sur 2 Les années de Gaulle

FLB Partie 2 sur 2 les années Giscard

22 novembre
2014

IK: GÉNÉRATION DES AUTONOMISTES BASQUES

RÉSUMÉ

De 1973 à 1998, pendant près de trente ans, c’est toute une génération d’hommes et de femmes qui ont milité au sein de l’organisation séparatiste basque Iparretarrak. Face à l’exode des jeunes, au chômage, à l’abandon de la langue basque, à la spéculation immobilière, le mouvement autonomiste a voulu mettre l’Etat français et les notables du Pays basque au pied du mur. Tout en se livrant à des attentats, Iparretarrak cherchait une solution politique pour la reconnaissance du pays basque basée sur l’autonomie. Pour la première fois, des militants témoignent à visage découvert et se confient.

 

Voir la vidéo sur internet: http://mai68.org/spip/spip.php?article8039

13 novembre
2014

Louis Aliot s’insurge contre le catalanisme. Réponse du PNAC

  • Publié dans Politica
  • Commentaire(s) : 0  
« Loulou la purge » joue au médiateur international, ça donne quoi ?
(Photo par PERPIGNAN THIERRY GRILLET)
Communiqué de la Fédération Nord-Catalane du PNAC :
On connaissait les coups de gueule de « Loulou la purge » contre le catalanisme local. Mais cette fois-ci, Loulou veut nous en mettre plein la vue. Ses imprécations hystéro-jacobine, se veulent désormais internationales !
Dans une lettre postée le 10 courant sur son blog et adressée à la préfète des Pyrénées Orientales, il s’insurge contre ce qu’il nomme des « groupes extrémistes » qui défilent dans Perpignan ou manifestent devant le consulat d’Espagne pour dénoncer la décision du tribunal administratif espagnol sur la question référendaire catalane.
Ce qu’il appelle « extrémistes » ce sont des personnes qui manifestent pacifiquement au son des tambours et des « gralles » (bombarde catalane) et qui applaudissent à la réalisation d’un « castell » (tour humaine) ou à des chants d’une chorale catalane…
Dans son élan, le futur commissaire de la République oublie d’évoquer l’armement de ces « d’extrémistes ». Nous disposons d’informations à ce propos et même de photographies bien compromettantes : les « extrémistes » étaient armés de casseroles !
Quant aux élus qui soutiennent ces activistes et qui risquent de troubler les relations diplomatiques franco-espagnoles, nous aurions aimé que Louis Aliot prenne son courage à deux mains et dévoile quelques noms.
Pour conclure :
1° ) Nous ne savions pas que des instruments de musique et des casseroles pouvaient nuire à la pérennité des relations internationales. La casserole, serait-elle l’arme secrète des Catalans ?
2° ) « Loulou la purge » se fait une conception très particulière de la démocratie et de la liberté d’expression. Il vocifère quand on lui demande de se calmer, mais il entend museler toute opposition à ses convictions…
Si son organisation l’emportait dans notre région, sa priorité ne serait pas de nous débarrasser de l’insécurité et de conduire une saine politique économique. Non ! Ces rastaquouères tricolores n’auraient d’autre but que de faire la chasse à l’identité catalane avec la bénédiction de tous les culs bénis de la Marianne. Un Catalan averti en vaut deux !
Perpignan, le 12 novembre 2014