9 juin
2011

Deniers publics et enseignement…

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Au moment où l’on apprend que le maire socialiste de Paris, le franco-tunisien Bertrand Delanoë fait voter une aide de 210 000 euros aux immigrés clandestins tunisiens (Faits & Document n° 315) et récidive il y a peu de temps en rajoutant une rallonge de 135 000 euros, en insistant sur la nécessité d’être généreux envers les émeutiers de la « révolution du jasmin » ( Faits & Documents n° 316), les nord-catalans ont de quoi se poser des questions. Notamment lorsque que l’on suit l’actualité locale dans le domaine de l’éducation : réduction de postes d’enseignants, fermeture de classes, désengagement du Conseil Général et de la Région dans la formation professionnelle etc…

Le Conseil Général, en large majorité socialiste aurait-il aussi placé les deniers publics dans des causes qui ne nous concernent pas ? Car désormais nous n’avons plus de doutes sur la nature des intentions du Parti Socialiste Français, et à sa trahison programmée de longue date,  envers les travailleurs de souche catalane, française et européenne, préférant de loin désormais un électorat issu de l’immigration extra européenne, voir à ce sujet le rapport de la fondation Terra Nova dont voici un extrait significatif :

« C’est un fait politique important : La France de la diversité est aujourd’hui la composante la plus dynamique, tant électoralement que démographiquement, de la gauche en France. »

Besoin d’un dessin ?

Plus de détails croustillants sur le rapport de la fondation Terra Nova et les réelles intentions du P.S dans Faits et Documents n316.

Oui le peuple catalan de souche, ou européen résidant dans notre petite région a de quoi se poser des questions. On nous dit que les caisses sont vides, qu’il faut faire des coupes budgétaires, mais au même moment on distribue à tour de bras l’argent si durement gagné par le contribuable. Jusqu’où ira cette mascarade orchestrée aussi bien à droite qu’à gauche. Il y a ceux qui font la révolution du jasmin, qui immigrent en France ( c’est drôle ça, des révolutionnaires qui prennent le pouvoir mais qui immigrent) et qui ont tous les droits, et puis il y a les autres, ceux qui n’ont rien demandé. Ceux qu’on annexe, ceux à qui un souverain, puis une république, française de surcroît, ôte tous les droits. Comme celui par exemple de rester soi même, de vivre selon sa culture, ses droits coutumiers et autres institutions.  Ceux à qui on prend les richesses pour donner aux autres et qui habitent loin, très loin par delà la Mare Nostrum, ceux à qui on demande beaucoup mais à qui on ne donne rien !

Il y a en ce moment dans l’actualité ceux que l’on nomment les « indignés », vient s’ajouter à eux maintenant  «  les annexés et spoliés de la République Bananière de France », ceux à qui l’on demandent toujours plus mais à qui on ne donne rien en retour. Scandalisé aujourd’hui de voir que les institutions publiques ne sont même pas capables  d’assurer pleinement une aide financière aux écoles bilingues ou d’immersion en langue catalane. L’affaire de la Bressola de Caldegas est significative, du pognon il y en a oui, mais pas pour ceux qui peuvent encore aujourd’hui représenter un danger pour la République, car ne l’oublions pas la République française est la continuité idéologique des révolutionnaires de 1789, véritables forcenés du nivellement, obsédés de l’alignement, fanatiques de la mystique égalitariste au travers de la religion des droits de l’homme. L’universalisme a un prix, celui de gommer toutes différences entre les peuples. La Bresola de Caldegas a été sauvée financièrement in extremis par de généreux donateurs, est-il normal aujourd’hui de voir en Catalogne Nord que, pour sauvegarder une école où l’on enseigne la langue du pays, et bien d’autres matières, une école aux techniques pédagogiques originales donnant des résultats plus que satisfaisant, comment ce fait-il que ce soit des membres de l’administration de la dite école et des particuliers, voir quelques municipalités qui donnent des sommes énormes allant jusqu’à 7000 euros pour Mr Miquel Mayol ? Les parents qui désirent donner une éducation catalane et originale à leurs enfants n’ont pas à subir les déboires financiers de l’administration française qui préfère engager des sommes astronomiques dans des causes multiples et lointaines, mais qui ne concernent en rien les principaux intéressés, à savoir celui qui paye : le peuple.

La République à la mémoire courte, combien de basques, de corses, de bretons, d’alsaciens et de catalans ( principat compris) reposent dans la terre humide et froide du nord de la France ? Combien de générations sacrifiées, de rêves brisés, de veuves et de mère en pleurs, tant de sacrifices consentis pour rien , si ce n’est pour le prestige de ce monstre froid que l’on appelle «  la République Française ».

La France a une réelle dette envers le peuple catalan, dont elle a annexé le berceau historique, sacrifié des générations dans des guerres fratricides, interdit l’histoire et la langue. Aujourd’hui il est temps de payer l’addition et de passer à la caisse.

Llorenç Perrié  Albanell

« Les Bretons, les Corses, les Alsaciens, les Savoyards, les Occitans, les Normands, les Flamands ne sont pas les fils de la France, c’est la France qui est leur fille. Une fille gâtée sans mémoire et sans reconnaissance, qui sacrifie ses pères sur l’autel de la république pour mieux s’adonner à ses caprices universalistes. » Karl Hauffen.

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