15 juin
2011

L’homme n’est pas une marchandise

  • Publié dans Societat
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L’homme n’est pas une marchandise

 

Europe Identité section autonome nord catalane communique :

La société de consommation a fait sienne depuis bien longtemps déjà la célèbre phrase « tout est à vendre ce n’est qu’une question de prix » , et l’homme fait également partie de ce « tout est à vendre ».

De l’exploitation des travailleurs à tout ce qui est vivant , la société marchande n’a plus de limites, mais elle arrive en bout de course. L’affaire des concombres contaminés, puis celle des travailleurs sous payés de l’enseigne Carrefour viennent confirmer nos analyses sur le capitalisme spéculatif. La grande distribution et ses méfaits, tant sur un plan humain qu’écologique montre que ce système a atteint ses limites.

Et qui paye ? Toujours les mêmes, les petits, qu’ils soient consommateurs ou producteurs. D’ailleurs ces derniers n’ont-il pas été jetés en pâture à la curée journalistique pour cacher peut-être certaines vérités dérangeantes ? En attendant c’est 250 tonnes de concombres qui ont été balancés par une vingtaine d’agriculteurs catalans hier soir (14.06.11) à la préfecture de Perpignan, une nouvelle crise au sein de la crise… Et dans les autres régions c’est le même constat alarmant.

Le tribunal de police d’Evry a condamné mardi (14.06.11) l’enseigne de grande distribution Carrefour à 3,66 millions d’euros d’amendes pour non-respect du Smic auprès d’environ 1.200 salariés en France, a-t-on appris de source judiciaire.
Carrefour Hypermarchés a été déclaré coupable de « paiement par un employeur de salaire inférieur au minimum mensuel garanti », ce qui constitue une infraction. Douze magasins sont concernés dans l’Essonne, la Seine-et-Marne, le Gard, les Bouches-du-Rhône, les Alpes-Maritimes et le Rhône. (AFP)
Nous nous réjouissons, mais nous n’oublions pas que cette victoire syndicale n’est qu’une goutte d’eau dans la mer,  les requins de la finance ne sont pas les seuls dans l’arène.

Le seul souci de la classe politique est de maintenir en place ses privilèges et ceux de ses alliés : le patronat, la finance internationale et les cohortes d’actionnaires en tous genres. Véritables parasites improductifs pour les sociétés humaines, ces gens là nous vampirisent en s’appropriant les richesses collectives pour leurs seul profits.

Le seul recours tant sur un plan humain qu’écologique serait le localisme. Cette formule en effet renoue avec les anciennes solidarités communautaires mises à mal ces dernières décennies par la société marchande, ou si l’on préfère la société de consommation, qui se dissimule sournoisement derrière la pompeuse appellation de « progrès ». Je travaille , je produis et je consomme local, voilà un triptyque qui répond de loin aux exigences d’aujourd’hui, à savoir le social, l’identité et l’écologie. Parce que préférer les commerces de proximité qui proposent des produits locaux, c’est favoriser dans la durée une relance économique en terme d’embauche et une réappropriation du sol par des métiers d’orientation plus utilitaire, comme l’alimentation et non pas le bétonnage à outrance qui détruit les terres arables, nous plongeant de plus en plus vers une dépendance alimentaire extérieure. L’enjeu écologique aussi est inscrit dans le projet localiste, une agriculture locale et raisonnée, pour ne pas employer les termes pompeux à la mode, dotée de circuits courts pour une meilleure qualité du produit mais aussi une moindre empreinte écologique via le transport routier.

Il est temps de réorganiser nos anciennes communautés, le règne du fric roi touche à sa fin, tout ce qui tombe ne le retiens pas, pousse le ! L’argent n’est qu’un moyen d’échange, il n’est pas une fin en soi. Ne laissons pas le veau d’or régenter nos vies.

Llorenç Perrié Albanell

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Commentaire sur “L’homme n’est pas une marchandise”

christophe dit :

La usura es el cancer del món, només el bisturí del Feixisme pot extirpar-la de la
vida de las nacions »

Ezra Pound

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