2 juin
2016

Nouveau nom de la région : Reductio ad kapitalismus

On apprend dans la presse locale et sur de nombreux sites d’informations en ligne que les «acteurs économiques», s’imaginant être majoritaires, s’engagent en faveur d’un des noms inscrits dans la liste proposée aux habitants qui devront voter à partir du 9 mai afin de désigner un nouveau nom de région.

Pour des raisons de place contentons-nous de citer quelques exemples parmi les plus remarquables comme la Chambre de Commerce et d’Industrie des Pyrénées-Orientales réunie le 18 mars 2016, ou encore celle de Toulouse qui se sont prononcées à l’unanimité ; le nom choisi pour ces derniers estPyrénées-Méditerranée. Autant dire que leur choix est des plus insipide en matière identitaire. Pire, selon le site ouillade.eu, il s’agirait même pour Marie-Cécile Pons d’en finir avec les « chicailleries pseudo-identitaires ». On voit que pour cette personnalité publique qui collectionne les postes prestigieux, l’identité catalane ne compte pas (conseillère générale des P-O de 1994 à 2008, adjointe au maire de Perpignan en charge de l’Environnement aux côtés de Paul ALDUY, présidente du Club 89 Perpignan-Roussillon).

Pour Laurent Gauze (président-directeur de l’Agence de Développement Economique Pyrénées Méditerranée) cité dans un article publié sur le site Perpignan-Méditerranée : «la seule appellation évocatrice d’une culture commune, illustrée par des échanges, un commerce, une population et un environnement, la seule légitime ! ». Il promet de réunir autour de lui -propos recueillis en mars dernier selon la même source- suffisamment de personnalités locales, d’entités économiques et de réseaux influents (des noms !) pour organiser le mois prochain «un grand rassemblement à Perpignan où toutes les forces vives se manifesteront pour une Région Pyrénées Méditerranée reconnaissable et identifiable depuis partout dans le monde ! ». Apparemment les échos de ce grand rassemblement ne sont pas arrivés jusqu’à nous.

La démarche, vous l’aurez compris, est d’ordre économique, et comme le capitalisme ne supporte aucune entrave, –Hommes, histoire, héritage coutumier-, il convient une fois encore de nier la forme pour évacuer le fond. Autant dire que désormais, à la lumière de ces déclarations, nous pouvons comprendre plus aisément pourquoi notre département n’a jamais pu se démarquer en matière identitaire : notre territoire est entièrement tombé depuis des générations entre les griffes d’un cartel politico-économique.
Le groupuscule Parti de Gauche 66 s’offre également une tribune dans Le petit journal catalan (du 8 au 14 avril 2016) sous le titre : « le choix du nom de la région doit être guidé par des principes ». Sous la plume de Francis Gape, co-secrétaire départemental du PG 66, on peut lire un communiqué qu’auraient pu signer les jacobins de 1793, dont évidemment ils se réclament. Exit toute référence « ethno-linguistique »… le futur nom doit se doter selon eux de « données géographiques », il n’entend pas revenir sur une « logique d’ancien régime »… tout un programme… mais également tout un poème, nos gauchistes périmésproposent comme nouveau nom de région « Terres et Mer du Midi ». Evidemment si l’affaire n’était pas on ne peut plus sérieuse, nous aurions pu penser à une blague de Peppone dans Don Camillo.

Pour terminer nous noterons qu’il existe une collusion entre le monde affairiste et la gauche mondialiste unis contre l’identité des peuples, en l’occurrence ici l’identité catalane. Les patriotes catalans doivent soigneusement s’en souvenir pour les prochaines échéances électorales. Il est grand temps de dire Oui au Pays Catalan et d’en finir avec la maffia politicarde qui ankylose notre territoire.

Llorenç Perrié Albanell

Source: llorenperrialbanell.wordpress.com

Commentaire(s) :

Laisser un commentaire