6 juin
2016

Pour Najat Vallaud-Belkacem l’enseignement de l’arabe se fera dès le CP

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“L’arabe comme langue vivante, dès l’école primaire”, c’est l’annonce faite avant-hier matin sur BFMTV (31/05/16), par la ministre de l’Education Najat Vallaud-Belkacem. « L’enseignement de l’arabe se fera dès le CP, dès qu’on aura les moyens pour le faire » a-t-elle affirmée, précisant qu’elle souhaitait « une diversité de l’offre de langues vivantes étrangères ».

Si nous sommes tous d’accord pour dire que la France fait figure de mauvaise élève en ce qui concerne l’apprentissage des langues vivantes étrangères, nous ne devons pas non plus nous laisser endormir ni par les paroles “rassurantes“ de la ministre de l’Education, ni par celles des politiques qui crient au communautarisme sous couvert d’un jacobinisme primaire qui pourrait bien se retourner contre les langues autochtones par un truchement habile.

Là où le bât-blesse, c’est évidemment que jusqu’à preuve du contraire, la langue véhiculaire de référence au niveau du commerce international reste l’anglais, donc exit tout argumentaire qui consiste à faire valoir la langue arabe comme une référence en ce domaine. Si nous pouvons comprendre que certains soit attirés par la langue arabe pour des raisons culturelles, ou que son étude puisse être entendue comme un bagage élargissant les champs de compétences en milieu professionnel ( interprète, tourisme, armée et renseignement ), cette volonté d’apprentissage reste néanmoins marginale.

Néanmoins, une question reste en suspens : pourquoi une généralisation du choix de cet apprentissage dès le CP ? Surtout lorsqu’il ne s’agit pas d’une langue autochtone -à moins que certaines zones de France fassent office de nouveaux terroirs- alors que celles qui sont reconnues comme telles souffrent d’un ostracisme qui frôle la volonté “d’éradication linguistique par étouffement“. A ce sujet nous noterons avec profit une augmentation croissante des demandes d’apprentissage des langues vernaculaires –notamment du catalan- et ce dès le plus jeunes âge, sans qu’aucune solutions réelle soit proposée par les pouvoirs publics.

D’autres questions se posent :

-Celle du recrutement des professeurs. L’administration a connu récemment de nombreux déboires en matière de recrutement calamiteux. En effet certains profils apparaissaient comme des zélotes d’un islamisme des plus orthodoxes, n’hésitant pas à confondre cours d’apprentissage linguistique et cours de théologie.
-Les français sont-il prêts à vouloir financer l’apprentissage d’une langue qui représente une communautéqui a peine à vouloir s’intégrer et se plait à défier nos traditions ainsi que nos valeurs les plus élémentaires ?
-Le Parti Socialiste ne chercherait-il pas à courtiser, un an à peine avant les présidentielles, et de façon plus explicite encore, un électorat communautaire de plus en plus choyé par la classe politique, et qui par retour de bâton devient de plus en plus exigeant ?

Llorenç Perrié Albanell

Source: llorenperrialbanell.wordpress.com

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